Faut-il renoncer à sa force, à
son "agressivité" masculine ?

Intégrer sa puissance émotionnelle et sa capacité d'être en lien sensible avec soi ne signifie pas renoncer à sa force. 

Il existe une certaine confusion entre les mots : colère, violence, agressivité, force et détermination. 

Bien de violences et de duretés contre soi ou envers les autres proviennent d'émotions refoulées : c'est-à-dire non reconnues, non accueillies et non exprimées. Enfouies à l'intérieur depuis longtemps et sans écoute véritable, elles se transforment en colère froide (cynisme, casser l'autre avec des mots, attitudes fermées et métalliques) ou colère chaude (explosions de colère, avoir envie de casser du flic, des homos, des biens publics, envie de se bagarrer ou d'en coller une à quelqu'un ou encoure plus courant ambiance tendue ou irritante). Souvent, ce sont les plus proches qui "ramassent" quand ce n'est pas retourné contre soi et ses organes vitaux.

Les vieilles douleurs, les peurs, les frustrations ou les colères profondes se tapissent derrière des mécanismes de contrôle et/ou des anesthésies et trouvent un chemin souvent détourné pour se révéler ou exploser. Parfois cela s'exprime par une perte de contrôle sur certains thèmes (sexualité, alcool, drogue, job). 

Certains hommes annulent leur force masculine pour ne pas reproduire l'agressivité de leur père ou de leurs pairs car il la juge maltraitante. 

Notre but est de transformer la rage ou l'impuissance, bref, les émotions refoulées en détermination et en force de positionnement toujours en alliant : sensibilité, cœur et puissance de l'être. La force de la fluidité émotionnelle a besoin d'une base (assise, sécurité intérieure) et d'un axe vertical (présence, point d'appui, tuteur ou père intérieur).

Retrouver sa sensibilité, faire lien avec soi n'est ni de la mièvrerie, ni de la sensiblerie, ni une projection émotionnelle à l'extérieur ou dans la gueule de l'autre.