Lien au père - liens aux pairs. Transmission d'Homme à Homme

 

Le lien au père est multiple : des liens heureux, des liens moins heureux et des liens vides ou maltraitants ; idem pour le lien aux autres hommes.

Ce que l'on retrouve fréquemment dans les blessures intimes, c'est le fait d'être passé ou de passer à côté l'un de l'autre sans avoir eu de vrais moments profonds, intimes.Il manque souvent des occasions de se dire avec le cœur et la vulnérabilité combien le lien est fort (malgré tout ce que l'on a pu traverser). Parfois, il faut attendre une maladie ou une agonie pour que les défenses lâchent et que l'on puisse se parler plus honnêtement.

Les hommes évoluent et donnent aujourd'hui à leur(s) garçon(s) ce qui leur a parfois manqué : de la tendresse paternelle, jouer et rire ensemble, accomplir des tâches ensemble, l'initier à de nouvelles activités, transmettre des valeurs, s'arrêter et réfléchir ensemble sur les leçons de vie, des encouragements, des valorisations.

Le masculin donne un axe aussi, offre du soutien, structure, incite à aller dans l'inconnu, à prendre des risques ; il donne parfois une direction, un exemple inspirant, il donne des autorisations et met des limites.
Ce qui est souvent recherché est de se sentir complice et goûter l'amour et la présence qui circule d'homme à homme. Quand on parle de lien au masculin, nous aimons parler de connexion de présence à présence, d'être à être.
Dans ce qui sera bientôt l'ancien programme, cette connexion manque parfois de jus de vie. La déconnexion laisse place parfois à trop d'analyse, une mise à distance sèche du mental (quand ce n'est que logique et raisonnable). La connexion implique la chaleur du cœur et des mains... elle est habitée de présence et de lien.

Parfois moins tournée sur les mots que le féminin, la connexion au masculin se fait de façon plus silencieuse (avec moins de mots) : les êtres échangent de Présence à Présence.
Ces moments de communion que peuvent être des moments à pêcher ensemble, réparer un objet, savourer la nature, faire du vélo... sont souvent évoqués par les hommes quand il nous parle de ce qui les touche avec papa. 

Sinon Papa... c'est parfois un gros vide dans le cœur... et le vide (quand il est ressenti et non anesthésié)... ça fait mal ! là il faut quelques heures de cours de désanesthésie pour se rendre compte que l'on a couvert du vide par du vide, en s'habituant malgré nous à cette absence de cœur à cœur. Mais quand on réveille l'énergie du cœur, il se rappelle du rêve de connexion, de présence et d'amour qui l'animait durant l'enfance !

Dans la transmission d'homme à homme, au moment, de retrouver la part vivante, de la partager entre "gars", de la célébrer, nous observons que les compréhensions et intégrations à travers le corps et l'émotionnel peuvent aller assez vite chez les hommes !
Malgré les anesthésies (contrôle mental et volonté volontaire à réussir) souvent présentes, ils bénéficient souvent d'une qualité essentielle pour le travail sur soi : la simplicité